LES HEURES SUSPENDUES

par Delettre Deborah

Une femme arrive seule dans un village des Cévennes

un matin de novembre

Elle ne connaît personne. Elle ne revient de nulle part

Elle fuit quelque chose qu'elle ne nomme pas.

 

Dans une maison de pierre héritée d'une grand-tante disparue,

elle découvre le silence, le froid, la lenteur

Elle apprend à faire du feu, à boire à la source, à marcher sans but

Elle apprend à exister sans l'autre.

 

Jour après jour, saison après saison,

elle traverse la perte, la solitude, puis la renaissance

Non pas un retournement spectaculaire

Mais une transformation lente. Charnelle. Tellurique.

Comme l'eau qui coule. Comme la pierre qui tient.

 

"Je ne pleure pas. Je note cela comme on note un symptôme"

"Le monde reste et je change. Le ruisseau coule et je change. C'est le mouvement"

"Je passe le savoir, c'est mon don, c'est mon rôle dans la chaine"

 

Les Heures Suspendues est un dernier roman d'une beauté sobre et radicale. Deborah Delettre écrit comme on respire : par phrases courtes, par gestes précis, par silences qui disent plus que les mots. Un récit qui évoque la rigueur d'Annie Ernaux et l'ancrage sauvage de Sylvain Tesson

 

Un roman sur l'acceptation, la solitude choisie, et la renaissance par les éléments.